Je m’appelle d’après Enzo Cormann
Garniouze Inc

© Marc Menager

Du jeudi 17 au jeudi 24 novembre > résidence de création à Leyme

Rendez-vous à l’Espace Culturel de Leyme
Vendredi 18 novembre > 18h30 > rencontre avec l’artiste
jeudi 24 novembre > 18h30 > présentation étape de travail

Derrière Le Hublot et L’Astrolabe Grand-Figeac s’associent pour accueillir le comédien et metteur en scène Christophe Lafargue / Garniouze en résidence de création au Centre culturel de Leyme afin de lui permettre de travailler sur le texte Je m’appelle d’Enzo Cormann, écrit en 1999.

Résidence du jeu.17 au jeu. 24 novembre au Centre culturel de Leyme.

Sous une forme de litanie de personnages, ce texte évoque le XXème siècle : cent ans de « guerre économique mondiale » et de condition ouvrière. De Rodez à Fos-sur-Mer, de Pointe-à-Pitre à Créteil, de Ballycastle à Séville, des typographes, mineurs, caristes, employés saisonniers agricoles se succèdent pour figurer des Vies façonnées par le labeur. Cette succession d’histoires singulières qui revisite le siècle, fait écho aux questionnements actuels sur la valeur « travail » dans les écarts de salaire, de traitement de classe, dans les conditions d’accès, dans la défense militante des droits et le glissement vers des conflits politiques majeurs, dans la notion de rentabilité, de subordination, de mondialisation. Où en sommes-nous des soi-disant vertus émancipatrices du travail, et de la quête de liberté que l’on nous promet ?

Pour donner corps à ce texte, Christophe Lafargue envisage une mise en bouche déclamée dans l’espace public par un vendeur à la sauvette. Celui-ci déballant hâtivement sa marchandise, son outil de travail, toujours aux aguets. Une forme d’entresort à ciel ouvert, où la répétition rappelle les gestes mécanisés de la tâche ouvrière.

Nous vous invitons à retrouver Christophe Lafargue / Garniouze et son personnage de vendeur à la sauvette au Centre Culturel de Leyme, le vendredi 18 novembre à 18h30 autour d’un verre afin d’échanger sur le propos de sa nouvelle création et le jeudi 24 novembre à 18h30 pour découvrir une étape de travail de Je m’appelle.


Garniouze sera présent lors de la Balade Allumée du Vendredi 25 Novembre et nous présentera également Rictus d’après Les Soliloques du pauvre de Jehan Rictus.


Qui est Christophe Lafargue ?

La passion des arts de la rue chevillée au corps, Christophe Lafargue alias Garniouze, bat le pavé et fraye avec des compagnies emblématiques des arts de la rue depuis plus de vingt ans. _ Cofondateur de feu Okupa Mobil -un collectif de clowns toulousains- et comédien au sein du Phun dirigé par Phéraille, il travaille également comme regard extérieur et metteur en scène (avec Carnage Productions, Phare Ponleu Selpak, Sacékripa…) et intervient régulièrement pour Clowns sans frontières et Clowns d’ailleurs et d’ici.

Habitué des aventures collectives, il ressent en 2011 la nécessité d’une création personnelle et crée Rictus, un solo bouleversant et fiévreux, révélation du festival « Chalon dans la rue ». Il s’inspire d’un texte écrit à la fin du XIXème siècle pour lequel il « tombe en amour » : le recueil de poèmes Les Soliloques du pauvre de Jehan Rictus qui fait entendre la voix d’un clochard avide de fraternité, d’égalité et de liberté. Au cours d’un vagabondage urbain, avec une hargne troublante et désespérée, Garniouze porte à plein gosier la parole des déclassés qui ne l’ont pas. Une harangue salutaire, hier comme aujourd’hui. Une performance d’acteur exceptionnelle.
Un monologue poétique sobrement accompagné de l’univers sonore concocté par le musicien François Boutibou et mixé en direct.
Vous pourrez découvrir ce spectacle le vendredi 25 novembre à 20h à Capdenac-le-Haut, à l’issue de la Balade Allumée de Pierre De Mecquenem - Compagnie La Machine dont l’équipe de Pyrophiles éclairera et réchauffera de ses flammes la déambulation de Rictus.

— - Artiste accueilli dans le cadre du dispositif régional Résidence-association en Midi-Pyrénées- Languedoc-Roussillon en partenariat avec Arto, Ramonville et Pronomade(s) en Haute-Garonne, CNAR.